09 juillet 2008
Ca y est je suis une smurette !!!
Et oui parce que maintenant je sors avec le SMUR à quasiment chacune de mes gardes !!! vu que nous sommes 4 infirmières sur les 8 à faire le SMUR, je dois faire 4 gardes par mois, donc c'est pas lourd, mais je suis déjà accro !!!
Mes dernières sorties en date :
- départ à 3h40 pour un homme de 36 ans en hypoglycémie sévére, remit sur pied au domicile, à peine dans l'ambulance de réa que nous voici parti sur un accouchement à domicile, une femme ayant déjà fait deux fausses couches était en train d'accoucher du bébé qu'elle était censé avoir perdu d'après son doc, au mois d'avril, au terme de 7 mois et demi de grossesse !!! de retour aux urg vers 7h20, sur les rotules
- départ 0h05 sur une douleur thoracique dans une ville voisine, pourtant équipé d'un équipage SMUR mais déjà mobilisé sur autre chose, nous voilà parti dans une superbe maison du début du siècle (enfin début du siècle dernier en faite), pas de quoi s'affoler, nous le médicalisons et le déposons en vitesse aux urg de la ville en question, car nous sommes le seul smur dispo pour une défenestration, un papy de 70 ans qui a fait le grand saut du haut du 6ème étage, le voisin l'a trouvé en ouvrant ses volets :( en un rien de temps intubé-ventiléintubé-ventilé, pantalon anti-choc, euh c'est normal doc si sa jambe est si tordu en plusieurs endroits ???? je vois mes lacunes, la méconnaissance du matos, de l'utilisation de certains traitement jamais utilisé, mais le doc est là. Direction une réa spécialisée, ou le patient est en charge, mais pronostic vital plus que réservé.
Au retour pause mérité au mac do 24/24 pour un macfleury !!! nuit positive, le doc est allé dire à ma cadre que j'avais bien bossé, pas de panique, pas stressé... Au final : je suis rassurée...
13 juin 2008
Ma première sortie en SMUR
Encore de garde dans la nuit de jeudi à vendredi, même si le stress est là, je me dit que pour vaincre la peur il faut la combattre, alors c'est ce soir ou jamais. (bon là je fais un peu la fière !!!)
La soirée commence tranquillou car l'infirmière SMUR de notre hôpital ne sort qu'à partir de 0h car manque de personnel sur la tranche horaire 18h-0h, donc confiante, je n'enfile pas la paire de chaussures de rando que le chef a commandé à chacune pour sortir.
Mais à 22h15, le bip du Doc sonne, il part, j'entend mon nom de loin, vaguement, le doc est revenu me chercher et me dit "tu vient avec moi maintenant, on sort sur un arrêt cardiaque par électrocution" euh, oui d'accord, je suis jolie avec mes crocs à fleurs multicolores, pratique pour courir !!!
Allez on court vers l'AR (ambulance de réanimation) je monte à l'arrière (car deux pompiers + doc à l'avant) et j'essaye de me caler tant bien que mal entre les sacs remplis de matos et les scopes qui se baladent de partout, parce que forcément l'AR que nous avons normalement est tombé en panne alors on à prit un VSAB tout con !!!! donc rangement mini pour notre matos !!!
En route vers l'internat d'un lycée d'une commune voisine, le chemin m'a paru durer une éternité... en plus on a fait des détours pas possible, bref... arrivé là bas, je prends le sac avec mon matos, et je cours derrière le doc suivi de près par une "pompière" et un pompier, je monte les marches, je sue (je conseille aux IDE de smur d'avoir un bon déo) arrivée dans la chambre une jeune fille de 16 ans, qui avait été massé et ventilé coussi coussa par un voisin de chambré, était allongé, consciente, dans les vap... Les deux pompiers posent le brassard, installe le scop et moi je me prépare à piquer, entre une armoire dont la porte était blindé de photos de starlette et mannequin en tout genre et un ptit lit à ras du sol, un pur bonheur pour le dos. La jeune fille se porte bien, elle avait fait tomber son séche cheveux dans l'évier humide, et pour voir s'il marché toujours l'avait branché, et bam plus personne.
Nous l'avons ramené tranquillement à l'hôpital, pas de soucis, pas de signes particulier à l'électro, le doc avait un gros doute sur l'arrêt... pensait plus que dans la panique le copain de chambré avait stressé et ne trouvait pas le pouls, en plus massage cardiaque sur le lit donc pas super efficace !!! enfin quoiqu'il en soit notre jeune electrisée à passé la nuit en pédiatrie pour surveillance.
Donc au final ma première sortie SMUR c'est avéré pas trop mal, ça m'a boosté pour le reste de la nuit, il fallait bien avec intox aux médocs qui finit en réa et une allergie avec oedème de quincke qui arrive tout bouffit en s'étouffant à moitié !!!
Vivement ma prochaine garde...
18 mai 2008
Formation secour routier
En ligne dans l'album formation secour routier, les photos de la formation faite avec les pompiers, une matinée bien sympa, intense +++ desincarceration de blessé, incendie d'habitation...
A la fin trempée comme des soupes et sentant la merguez brulée
11 mai 2008
Première garde au SMUR
Samedi soir, c'était ma première garde au SMUR.
Toute la journée j'ai eu la trouille en voyant defiler les heurse, vais-je savoir gérer ? vais-je arriver à piquer les patients, là dans l'urgence, par terre ou dans une chambre mal éclairé ?
20h30, je met ma tenue flambant neuve, avec marqué en lettres bleu gigantesque "SMUR", ca y est moi aussi je vais me la pêter comme certaines !!!! (on en rigole bien de ca avec mes collègues)
20h35, je suis dans l'ambiance et arrive une Dame âgée, ni une ni deux le doc me demande de lui prêlever un bilan et de lui mettre une seconde voie car celle qu'il a posé difficillement risque de claquer, et j'y arrive sans soucis (j'étais soulagée !!!) puis les soins s'enchainent, pose de sonde urinaire double courant, masque à haute concentration, scope etc... je suis bien restée 1h30 dans cette salle ne sortant que pour prendre du matériel manquant. Pour finir elle est stabilisée vers 23h.
0H, ca y est je suis susceptible de sortir pour ma première inter, je prend le bip SMUR, le médecin part se coucher et sautera dès que retentira de signal du départ.
Les heures défiles, les patients aussi. On est samedi soir, et on a toujours un monde fou ce jour là, pour des bricoles, ou des choses plus graves...
6h, je range mon bip, il n'a pas sonné...
Je ne suis donc pas sortie pour cette première garde, j'ai eu peur toute la nuit que ce bip sonne et je croisais les doigts pour ne pas sortir, car j'étais super angoissée !!!
Ce sera pour la prochaine fois...
30 janvier 2008
Lettre d'adieu
Avant hier soir j'ai bossé, nuit assez mouvementée, comme toute les nuits, mais certaines sont plus dures psychologiquement.
C'est fou le nombre de personne qui tente de mettre fin à leurs jours.
Ils ont tous les âges, toutes les situations familiales possibles, toutes les raisons possible.
Appel au secours ou véritable envie d'en finir.
Nous avons reçu une jeune fille de 19 ans qui avait tenté de mettre fin à ses jours par pendaison, avec une simple ceinture de cuir "emprunté" à son père. Elle avait laissé une lettre d'adieu, bouleversante, pour essayer d'expliquer son geste, pour s'excuser auprès des siens, pour leur dire combien elle les aimé. Elle s'excuse auprès de son père d'avoir utilisé sa ceinture préféré, car c'était "celle qui tenait le mieux".
Son frère est arrivé à temps pour la décrocher.
Comment peut on en arriver là ? quels drames peuvent les mener à faire ce geste ? Je crois que même après 20 ans de carrière c'est quelque chose que je ne m'expliquerais pas.
21 janvier 2008
Moment de doute
Quasiment deux semaines que je suis de nuit, je m'habitue au rythme lentement. J'ai encore pas mal de boulot qui m'attend pour être au niveau.
Cette nuit, ma première réa, une femme de 21 ans, enceinte de 7 mois, est amenée par les pompiers pour une "crise de tétanie", elle est placé dans mon box, je commence par lui demander ce qui lui arrive et je voyais bien qu'elle était pas bien, prise des constantes, elle à 13 de tension, ayant fait de la tension à la fin de ma première grossesse, je suis bien placée pour m'inquiéter, je questionne son mari qui me décrit une crise tonico-clonique, elle mordue la langue, là elle est en état de mal... franchement les pompiers qui nous l'emmène merci !!! ceux là si je les trouve !!! enfin ni une ni deux elle est perfusée, bilantée, changée de box mise sous scope, la jeune femme nous fait une eclampsie, le temps est compté si l'on veut la sauver et sauver le bébé. la tension fluctue, elle refait une crise convulsive, on lui met le traitement +++, le gynéco tarde à arriver, il veut connaître le dossier avant de venir, alors que cette femme est visiblement très mal !!! nous n'avons rien pour surveiller le bébé, qui doit être en souffrance foetale.
On finit par la monter en réa ou le gynéco arrive et décide de la césarienne en urgence, par chance, le bébé va bien, la maman est transférée en réanimation intubée/ventilée.
Après coup, franchement j'ai trouvé que je n'avais pas assurée comme il faut, même si mes collègues m'ont affirmé le contraire quand j'ai posé la question... je me suis isolée un moment et j'ai pleuré, le stress de la soirée (déjà deux de mes patients qui partaient au bloc en urgences en 3h), la peur de ne pas être à la hauteur.
Même si au niveau technique je suis au point, c'est dans la rapidité d'action, ma méconnaissance des lieux, des rangements etc... et tout cela me fait perdre un temps fou...
Allez zen, je suis en repos une semaine maintenant... enfin une semaine pas vraiment car je me remplace jeudi soir !!!! ben oui il manque tellement de personnel, que je suis comptée en repos, mais je viens me remplacer pour la nuit et je serais donc payée en heure sup environ 200€ la nuit !!! un comble quand même de venir se remplacer soi même !!!
18 janvier 2008
La reprise, et quel reprise !!!
La reprise, pour moi c'était mercredi 9 janvier, déjà plus d'une semaine de travail aux urgences, et plus d'une anecdote à raconter.
L'équipe dont je fais partie est sympa, par chance dirais-je, car après deux jours de formation sur la technique de pose des plâtres avec des filles de l'équipe de jour, j'ai pu voir l'ambiance parmi cette trop très nombreuse équipe, faite à 99% de femmes, donc qui dit femmes, dis : ragots, papotages, colportages, jalousie, et j'en passe... l'autre équipe de nuit n'est apparemment pas la préféré de ces dames non plus, par chance je fais partis de la "bonne équipe" dixit mes jeunes collègues.
Pour ce qui est du travail en lui-même, j'aime assez, même si ce n'est pas aussi technique que dans mon précédent service, c'est plus varié en terme de patient et de pathologies.
Je n'ai pas encore eu en charge des patients dit "lourds", mais j'ai quelques surprises comme une femme venue à 2h du mat avec des douleurs articulaires, qui n'étaient en faite que des courbatures !!! (cette femme avait jardiné l'avant veille), ou celui qui se réveille en pleine nuit avec des tremblements, qui s'arrêtent d'eux mêmes aussitôt, mais il préfère consulter en pleine nuit... ou bien encore celui qui se retrouve avec un corps étranger dans le rectum !!!!!!!! ok j'ai fait fort pour mon troisième jour de garde, je me suis coltiné le patient avec un espèce de gode en cire dans les fesses, on a mit 3/4 d'heure pour le sortir !!! un monstre l'engin...
A part ces cas qui peuvent prêter à sourire, je vois aussi des femmes battues, qui viennent avec une amie et rappel le mari pour rentrer à la maison, ou encore des jeunes gens paumés qui avalent ce qu'ils peuvent pour attenter à leurs vies, ou montrer par tous les moyens possible que quelque chose ne va pas dans leurs vies...
Au prochain épisode...

